Sortir de la crise 2: politique économique

Théorie des avantages comparatifs :

« Un modèle simple qui ne s‘applique guère à la mondialisation du XXe siècle car certains pays n‘ont plus d‘avantages comparatifs ! D‘abord parce qu‘il ne s‘agit plus d‘un jeu à deux mais d‘un jeu réunissant un très grand nombre de partenaires ; et surtout parce qu‘une des conditions du modèle ricardien : l‘immobilité des facteurs de production au niveau international n‘est plus remplie».

Commentaire sur fdesouche.com à propos du livre de Monsieur Dussouy «Les théories de la Mondialité ».

Article de macro économie N°1 : La politique Néo Protectionniste

Préambule

Le destin du peuple Chinois n’est pas d’être l’O.S. de l’occident qui rachètera les ruines de l’Europe en faillite : c’est de se développer harmonieusement d’abord pour lui-même, puis pour échanger avec les autres sur un pied d’égalité.

Cette conception  des échanges n’est pas sans conséquences pratiques : Elle induit une protection des espaces nationaux contre la tentation prédatrice naturelle de l’homme.

En effet, il est très tentant pour une puissance politique de profiter de l’état de faiblesse d’une nation pour emporter des avantages économiques décisifs dans le contexte de guerre économique permanente que nous connaissons. Elle sous-tend aussi qu’il est une voie souhaitable de développement centrée sur la satisfaction des besoins vitaux des populations avant de s’ouvrir à la concurrence mondiale. Le développement réussi de la Corée du Sud au XXème siècle est un exemple particulièrement probant de cette conception.

Enfin, elle implique d’aborder la question des échanges de biens et de services non pas sous le seul angle « prix profit », mais sous celui de l’équité de la concurrence et celui de la « personnalité » de l’acteur économique concerné.

Une politique macro économique néo protectionniste contemporaine est aussi la conséquence logique de la politique micro-économique de l’Acte de Bien Commun (ABC – confère l’article de micro-économie N°1 à rpopos d’une fiscalité du bien commun) : Le passage au stade civilisationnel supérieur qu’implique la fiscalité ABC nécessite une fermeture partielle d’ordre technique des frontières, le temps que le marché intérieur s’adapte et que les substitutions aux importations soient effectives.

Au-delà de l’aspect purement technique, c’est la part « morale » de l’économie ABC qui dicte quelles doivent être les relations économiques avec les autres nations du globe. Cette part « morale » prend en compte l’intérêt supérieur du peuple Français, mais aussi le niveau d’évolution économique et social du partenaire commercial. Comme l’Acte de Bien Commun, le degré de protectionnisme doit devenir un indicateur formel de l’équilibre de l’échange et de la compatibilité civilisationnelle entre peuples partenaires. En effet, l’échange n’est pas qu’un acte marchand : c’est un acte de rapprochement entre les parties et, à ce titre, il dépend de la sphère politique tout autant que de la sphère économique.

La politique néo protectionniste s’oppose au libre échangisme non régulé que nous connaissons depuis quelques années : c’est un moyen d’établir une concurrence loyale, mais aussi de permettre un redémarrage de l’Histoire des peuples, dont nous avons la faiblesse de penser que la libération des divers jougs qui les accablent est la finalité de la science politique, alliée à la science économique.

Les pays émergents doivent se tourner vers eux-mêmes pour améliorer le sort de leur population en développant leur marché intérieur plutôt que de détruire les emplois Européens tout en maintenant leurs peuples dans la misère et l’oppression pour le seul bénéfice des multinationales. C’est à ce prix que nous pouvons accepter de commercer à nouveau librement avec eux, sur de nouvelles bases moins destructrices des peuples, des terres et des identités. Dans ce premier article, Nous présenterons deux applications concrètes d’une politique néo protectionniste dont le but serait de

. Rétablir un marché intérieur Français.

. Etablir des conditions de concurrence moins imparfaites.

. Redéfinir nos rapports économiques à l’aune du développement humain et du respect de certaines valeurs fondamentales, qui sont l’apanage des démocraties évoluées.

. Promouvoir la démocratie et soutenir les pays qui s’engagent dans la modernité.

. Favoriser les échanges entre partenaires de niveau de développement comparable.

1 – Les mécanismes compensateurs aux frontières

Cette appellation politiquement correcte des droits de douane est un outil historique de régulation économique entre Etats de différents niveaux de développement, et de protection des emplois nationaux. Nous aurions pu croire que l’Europe de Maastricht était un simple changement d’échelle de ces mécanismes régulateurs. Or, ce fut un marché de dupe plus qu’un marché commun car la doctrine Bruxelloise, imposée contre l’avis des peuples, hyper libre-échangiste et ruineuse, a détruit cet élément régulateur.

La mise en place des mécanismes compensateur répond aux deux nécessités évoquées plus haut : le rétablissement économique et la redéfinition des rapports aux autres nations. Nous développerons notre point de vue à un niveau national, tout en espérant que nos partenaires européens auront l’intelligence de nous rejoindre et de recréer la préférence communautaire sur la base technique exposée ci-après.

a) Le Droit Miroir (DM)

L’espace Européen est le moins protégé du monde en terme de droits de douane. Cela signifie que les autres pays ont une tendance plus marquée à la protection de leur économie locale. Ces limitations au libre échange sont totalement indépendantes du niveau de vie du partenaire économique : les USA ou la Chine pratiquent des droits de douane élevés alors qu’il existe un véritable gouffre entre le niveau de vie des deux populations. De facto, l’établissement d’un mécanisme compensateur peut s’exclure de toute appréciation du niveau de vie pour établir une taxation basée sur le Droit Miroir, soit l’application automatique à nos frontières des mêmes taux de droits de douane à l’import du partenaire concerné.

Exemple : Le Pays « P » applique un droit de douane de 40% sur un produit X fabriqué en France. La France applique automatiquement le même taux à ses frontières en cas d’importation de ce même produit X par le pays « P ».

Protectionniste en apparence, c’est en fait un puissant facteur de baisse des barrières douanières puisque chaque point que notre partenaire accepte de déduire de ses propres barèmes lui est immédiatement restitué par une baisse de la fiscalité que nous lui appliquons. Nos coûts de production étant plus élevés, il paraît avantageux pour un pays moins développé de baisser ses droits de douane à notre encontre. Or, un facteur limitant des exportations Françaises et Européennes se situe justement dans le fait que nos partenaires économiques hors zone Euro sont très protectionnistes (de 50 à 70% de droits de douanes, voire plus, dans les pays d’Asie du Sud-est et en Inde). Il est donc parfaitement légitime d’appliquer le Droit Miroir dans nos échanges commerciaux pour inciter nos partenaires actuels à ne plus nous opposer à la fois leurs coûts de production ridicules mais aussi des droits de douane parfaitement iniques quand on prétend à une place dans une économie ouverte.

 b) Le niveau de développement humain (NDH)

Il existe un certain nombre de classements établis par des organismes internationaux et des organisations non gouvernementales reconnues qui permettent une appréciation régulière de paramètres concernant la liberté des peuples, des femmes, de la presse, la qualité de la justice, le pluralisme politique, le niveau de corruption, etc.

La mise en place d’un « super classement » à partir d’un bouquet d’évaluations permet d’établir une hiérarchie multi critères du développement humain des pays partenaires. Le néo protectionnisme étant une approche dynamique, nous proposons d’établir un second niveau de taxe à partir de ce bouquet d’indicateurs du comportement des gouvernements vis-à-vis de leurs populations.

Ceux qui seraient classés au dessus de la France recevraient un avantage douanier pour nous inciter nous-même à plus de vertu et ceux classés derrière la France recevrait des pénalités proportionnelles à leur classement en points de droits de douanes.

Exemple :  Pays X est N°1 – France est N°7 – Pays Y est N°21 Pays X, mieux classé de six rangs que la France aurait une réduction de six points de son niveau de taxe du Droit Miroir. Pays Y moins bien classé de 14 rangs que la France aurait une augmentation de 14 points de son niveau de taxe du Droit Miroir.

Ce système de bonus / malus douanier est hautement incitatif pour les pays exportateurs car chaque place au classement a des répercussions économiques immédiates sur la compétitivité à l’export. Par ailleurs, sa puissance serait énorme si l’ensemble de l’Europe l’appliquait puisque ce serait un marché de 600 millions de consommateurs aisés qui moraliserait son rapport économique. Pourquoi nous refusons-nous cette possibilité au niveau Européen ? C’est incompréhensible.

Le NDH est aussi un système à répercussions micro économiques incitant au réformisme politique et économique: Nous savons que les entreprises s’adaptent à leur environnement pour prospérer. Les entrepreneurs d’un pays extrêmement mal classé voient leurs possibilités d’importation en zone Euro, ou en zone Franc / Euro, réduites à néant par la politique gouvernementale de leur pays. Bien évidemment, ces entrepreneurs pèseraient de tout leur poids pour obtenir une amélioration de la situation afin que baissent les droits de douanes. Certainement ressenti comme de l’ingérence néo colonialiste par les régimes dictatoriaux, c’est surtout un outil de politique internationale qui permet de favoriser les gouvernements modernes :

Prenons le cas d’un pays engagé dans une transition démocratique et dont les leaders organisent des élections pluralistes tout en garantissant la liberté de la presse. Dès le classement annuel suivant, il profiterait d’un bond en avant qualitatif qui réduirait de façon conséquente les droits de douanes Français ou Européens à son encontre. Mécaniquement, nous aiderions ce gouvernement plus vertueux par l’augmentation des échanges bilatéraux entre son peuple et le nôtre.

Nous sommes très enthousiaste à propos de cette idée car elle introduit une notion de concurrence positive pour une progression accélérée vers la démocratie, soit le strict inverse de la situation cataclysmique que nous connaissons.

c) Le Droit Compensateur Economique (DCE)

A l’image du niveau de développement humain, le Droit Compensateur Economique sert de compensation douanière aux distorsions de concurrence relevant du coût du travail, du droit fiscal des pays importateurs et des contraintes réglementaires de production (sécurité, environnement).

Le DCE, que certains jugeraient comme une atteinte inique à leurs capacités d’exploitation capitalistique, est un moyen de se rapprocher de la théorie de la concurrence pure et parfaite car il épure les scories du coût de production pour ne laisser que la qualité du produit comme différenciant pour le consommateur. C’est aussi un outil de subvention directe au progrès humain puisque le DCE baisse en fonction du développement économique. Les gouvernements menant une politique d’amélioration des conditions de vie des populations sont ainsi récompensés de leur action. Enfin, c’est un moyen d’inciter à la signature de traités internationaux sur le droit du travail et les conditions de production qui sont des facteurs majeurs de l’impact négatif de l’activité économique sur l’environnement.

Récompenser fiscalement les gouvernements responsables est un véritable acte de bien commun international.

d) Le Droit Stratégique (DS)

Un certain nombre de produits ou de ressources sont importés et indispensables à la bonne marche de notre économie. Ils sont considérés comme stratégiques car nécessaires et non substituables à court terme pour certains d’entre eux (uranium, pétrole, gaz, ordinateurs, électroménager). Baisser le coût de l’acquisition de ces biens est une nécessité vitale pour notre économie dans l’attente de notre capacité technologique à nous extraire de cette dépendance. C’est donc un « droit négatif » qui peut se traduire par:

(DM + NDH + DCE) – DS = Taux de compensation (TC)

Le DS, pensé à l’origine en terme de réduction, peut tout à fait se transformer en augmentation du niveau de barrière douanière afin de financer des investissements dans la recherche de moyens de substitution du bien importé. Dans ce cas, la formule devient :

DM + NDH + DCE + DS = TC

Cette deuxième formule nous paraît parfaite pour accélérer la mutation technologique vers les énergies de nouvelle génération et rendre la France plus indépendante. Pas besoin de grand emprunt : notre consommation pétrolière d’aujourd’hui pourvoit à nos dépenses de R&D pour l’alimentation énergétique de demain. Nous créons un avantage technique sur nos concurrents et la possibilité de vendre des produits performants à l’export lorsque les solutions de l’après pétrole s’imposeront ou lorsque nos partenaires amélioreront leurs méthodes de production pour bénéficier d’un TC moins élevés à nos frontières…

e) Synthèse et ouverture

Le Taux de Compensation possède la puissance de contrainte nécessaire pour faire comprendre l’échange non plus comme une fin en soi, mais comme un moyen d’amélioration de la condition humaine. C’est un signal fort en direction des gouvernements et des multinationales pour qu’ils soient tentés de franchir le pallier civilisationnel qui permet de s’extraire d’une vision uniquement concurrentielle des rapports économiques. C’est aussi un moyen cohérent pour créer des blocs économiques homogènes ou peut s’exprimer une concurrence positive entre partenaires de même niveau comme souhaité par Maurice Allais, seul Français Prix Nobel d’Economie.

A ce sujet, celui-ci expliquait qu’un système intelligent de protection douanière obligerait les pays émergents à commercer entre eux, c’est à dire entre égaux afin qu’ils génèrent eux-mêmes leur co-développement entre entités économiques présentant les mêmes avantages comparatifs.

Appliquer une politique néo protectionniste aide les PVD à atteindre leurs propres objectifs de développement tout en protégeant les tissus économiques nationaux des pays démocratiques respectueux des droits individuels, et soucieux de la durabilité de la croissance.

2 – Politique d’immigration à l’échelle nationale ou européenne

a) L’immigration, un soutien aux dictateurs

Sans tomber dans les débats sur l’immigration, ses conséquences et autres raccourcis dignes d’une allocution présidentielle en période électorale, nous estimons indispensable de nous tourner vers un nouveau modèle d’immigration qui ne soit plus la soupape de sécurité des dictatures et des régimes corrompus de la planète.

Le destin des Maliens et des Sénégalais n’est pas de finir noyés dans le naufrage d’une pirogue, enfermés dans un camp de rétention ou exploités par des salauds en attendant d’être régularisés à l’usure. En effet, qui a le courage de tout quitter, éventuellement de risquer sa vie pour se construire un avenir qu’il espère meilleur? Qui est cet homme? C’est, en règle général, celui qu’on appelle « force vive d’une Nation » : ce sont les plus forts, les plus déterminés, les plus diplômés, les plus rebelles face à l’adversité.

Or, la possibilité de fuir une situation catastrophique incite l’Homme à choisir une option individualiste plutôt que l’union avec ses frères et le combat pour la liberté car c’est, malgré tout, plus rapide, facile et moins dangereux.

Qu’auraient fait les Français de 1789 s’il avait été simple de partir?

N’auraient-ils pas choisis de quitter le pays, du fait de la fragilité du sentiment national au XVIIIème siècle ? Sans échappatoire, les Français se sont battus pour leur liberté. En permettant l’immigration anarchique, nous nous faisons les complices de régimes dictatoriaux, théocratiques médiévaux, corrompus jusqu’à la moelle ou pillards de leur propre population (voire les quatre en même temps pour les plus malchanceux). En accueillant les flux migratoires, nous privons les populations de leur droit à la liberté, nous les privons du droit à construire leur histoire et leur identité dans le feu des combats et des épreuves. Nous creusons notre propre tombe en créant le ressentiment face à cette trahison des idéaux élevés de la République, base de notre représentativité et de notre aura Internationale.

b) Limite socio-économique aux capacités d’assimilation

Il existe aussi une réalité au sein des Nations : la capacité d’assimilation des nouveaux arrivants. En effet, l’arrivée massive d’immigrés dont les bases sociales traditionnelles peuvent être éloignées des standards nationaux peut déclencher un déséquilibre dans les rapports sociaux traditionnels, engendrant la méfiance et le rejet.

Ce seuil à la capacité d’assimilation d’une société est certainement multifactoriel mais la situation économique y joue son rôle: il paraît évident qu’une nation à fort taux de croissance, sans chômage et à la natalité vigoureuse aura certainement plus de facilités à assimiler de nouveaux arrivants qu’un pays endetté, au chômage massif et sans perspectives de relance durable.

Le négationnisme conformiste de ces deux réalités est à l’origine des tensions inter ethniques insoutenables en République. Il y a radicalisation des positions car la situation économique se détériorant, les citoyens se divisent au détriment de l’unité nationale. C’est pourquoi nous devons avoir une politique de quota migratoire qui repose sur deux facteurs :

– Capacité Economique Conjoncturelle (CEC)

Quelles sont nos capacités financières et quelle est notre demande d’embauche dans l’année à venir ? Connaître cette donnée nous permet de savoir si nous avons les moyens d’accueillir dignement de nouveaux entrants et leur offrir une aide à l’assimilation des lois, usages et coutumes de France pour qu’ils se sentent faisant partie d’un tout supérieur à la somme des parties ?

En mettant en équation économétrique les facteurs constitutifs de notre capacité d’assimilation des nouveaux entrants, nous pouvons définir un nombre maximum annuel d’entrants que nous pourrons accueillir de façon humaine et moderne. Cette définition claire et justifiée des capacités d’accueil permet d’affirmer internationalement la cohérence de notre politique migratoire générale dont le nombre maximum de bénéficiaires par nationalité sera établi en en fonction du…

– Niveau de TC du pays d’origine (NTC)

Nous avons vu que nous envisageons d’encadrer notre commerce avec les pays dont la structure sociopolitique nous paraît humainement indigne et/ou porteuse de distorsions de concurrence. Par conséquent, nous proposons une politique de quota particulièrement simple et transparente: Plus le niveau de TC sera élevé, moins la part d’entrants autorisés dans le quota annuel sera important.

En effet, on parle toujours d’immigration choisie. Mais par qui ? Ce système permet d’accueillir prioritairement les immigrants de niveau de développement proche des standards européens qui choisissent de leur plein gré de venir en France. A contrario, les populations qui optent pour la fuite, ne choisissent pas vraiment la France : ils y viennent seulement parce que c’est possible. Ce n’est pas une immigration choisie : elle ne l’est ni par le migrant ni par le pays d’accueil.

c) Synthèse et Ouverture

A court terme, nous reconnaissons un risque de conflit diplomatique tout en espérant un bénéfice de moyen terme car, nous basant sur la philosophie du FMI, des réformes fortes, profondes et rapides ont un coût humain plus faible que l’inaction ou les demi-mesures.

En quoi la lutte pour le développement et pour une économie au service des hommes échapperait-elle à cette règle du moindre coût? Bloquer l’immigration de fuite face à l’adversité c’est aussi redonner un sens au mot «peuple » à travers le monde et redonner un sens à la lutte collective, ferment d’une identité nationale fondée sur la maîtrise de son histoire et de son avenir.

La dignité se conquiert par l’affirmation de sa liberté individuelle au sein de son espace national, pas autrement. C’est pourquoi il est du devoir des pays évolués de ne pas nuire à la quête de liberté des peuples en servant d’échappatoire aux forces potentiellement les plus réformatrices des pays en voie de développement.

Cela peut paraître cruel aux bonnes âmes mais est-ce charitable d’accueillir quelques personnes avec pour conséquence la misère de beaucoup d’autres et le maintien de systèmes dictatoriaux? Cà n’est pas notre conception de la charité : nous préférons « aide-toi et le Ciel t’aidera » aux bons sentiments faciles dont les conséquences sont bien plus négatives. Une politique migratoire définie en fonction de standards élevés est aussi un excellent moyen pour faciliter l’intégration des migrants : ils sont accueillis volontairement, non comme des éléments de déstabilisation socio économique, mais comme les ressortissants de pays partageant un certain nombre de valeurs morales et juridiques communes. Enfin, le volontarisme des Etats en matière de progrès social sera récompensé par une augmentation des possibilités de contact et d’échange avec la France ou l’Europe au sein de l’enveloppe CEC définie plus haut.

3 – Conclusion

Nous espérons que ce court traitement de deux problématiques majeures vous ont permis de découvrir les premiers principes d’une approche néo protectionniste des relations macro économiques. Le néo protectionnisme économique ne s’oppose pas aux échanges internationaux ni à l’immigration et n’a pas pour objectif suprême une quelconque autarcie nationale hystérique. Par contre, il établit une nouvelle grille d’appréciation de la pertinence des échanges bilatéraux, non pas sur le seul thème de la rentabilité, mais par la compatibilité du niveau de progrès social, politique et juridique du partenaire commercial.

Cette méthode permet de créer des « zones de développement humain » homogènes distinctes où il sera possible de commercer ensemble dans des conditions de concurrence loyale pour les deux parties. Ce ne sont pas des bastions fiscaux figés puisque l’intégration d’une nouvelle zone ne dépend que des efforts de développement du pays tiers.

Le néo protectionnisme est donc un système incitatif positif: un peuple accédant à la démocratie et reconnaissant les droits de l’homme obtient non seulement un avantage douanier concrétisé par la baisse du Taux Compensateur, mais aussi à un accès physique plus aisé au territoire Français (ou Européen) puisque ses conceptions sociales et juridiques proches facilitent son assimilation. Enfin, la diminution ou l’augmentation des Taux de Compensation pourra devenir un précieux indicateur de l’évolution de la planète : une baisse tendancielle sera perçu comme une bonne nouvelle puisqu’elle exprimera les avancées sociales globales alors qu’une hausse tendancielle sera plutôt le signe d’une dégradation. Individuellement, les pays partenaires auront un référent économique pour jauger de leur situation, pour peu que l’idée de commercer avec la France et l’Europe les agrée, ce dont nous ne doutons pas.

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